Edouard VII, le prince de l’Entente cordiale

Un ouvrage d’Antoine d’Arjuzon
Avec Christophe Dickès
journaliste

10 mai 1863 : le mariage du Prince de Galles. L’historien Antoine d’Arjuzon revient sur la jeunesse de celui qui devait devenir le Prince de l’Entente cordiale.

Émission proposée par : Christophe Dickès
Référence : hist015
Télécharger l’émission (74.43 Mo)
00:00 00:00

Le grand public connaît le Prince de l'Entente Cordiale, mais a tendance à oublier les 59 années qui précèdent son règne, qui lui servirent à devenir un grand homme politique, loin de l'image mythique du coureur de jupons.

Edouard VII, le prince de l’Entente cordiale
Un ouvrage d’Antoine d’Arjuzon

Edouard VII est le fils de la reine Victoria. Il accède au trône en janvier 1901 alors qu'il est déjà âgé de soixante ans. Marié à la princesse Alexandra de Danemark, farouchement anti-prussienne, ses sympathies personnelles le tourne vers la France depuis sa première visite à Paris à l'invitation de Napoléon III en 1855. Comme prince de Galles, il viendra chaque année à Paris, où, tout en jouissant des distractions et aventures galantes qu'il multiplie dans la capitale française, il rencontre des hommes politiques de la IIIe République, comme Gambetta, Delcassé et Clemenceau avec lesquels il établit des relations confiantes.

Son avènement en 1901 correspond à une inflexion de la politique anglaise qui sort du "splendide isolement" pour établir une série d'alliances avec des puissances.

A cet effet, le rôle d'Edouard VII sera prééminent. Alors que la France et la Grande-Bretagne sont en froid depuis l'affaire de Fachoda (1898) et le soutien de l'opinion française aux Boers pendant la guerre en Afrique du Sud (1899-1902), Edouard VII prend l'initiative d'un voyage officiel à Paris (mai 1903) au cours duquel il retourne l'opinion française en faveur de la Grande Bretagne. Ce voyage débouche sur les accords du 8 avril 1904, dont on considère qu'ils constituent le début de l'Entente cordiale entre la France et la Grande-Bretagne dont le centenaire sera célébré en avril 2004. Il inspira ensuite l'entente de son pays avec la Russie, qui sera à l'origine de la triple entente entre la France, la Grande-Bretagne et la Russie.

Il tentera toutefois de maintenir de bonnes relations avec son neveu le Kaiser Guillaume II, mais ses efforts seront vains car l'Allemagne est décidée à se doter d'une marine de guerre puissante en laquelle l'Angleterre voit un danger mortel. Edouard VII meurt en mai 1910. Son fils Georges V lui succède.

Bibliographie
Edouard VII, 1841-1910 : Le Prince de l'entente cordiale, Ed. Perrin, 2004

A propos d'Antoine d'Arjuzon [[Who's Who 2006]]

Antoine d’Arjuzon

Sa carrière

- A la Compagnie maritime des Chargeurs réunis (1954-60)
- Au Comptoir national d'escompte de Paris puis à la Banque nationale de Paris (après fusion avec la BNCI) (1960-71)
- Directeur général (1971) puis Président-directeur général (1972-79) de la Banque nordique de commerce devenue (1972) Manufacturers Hanover Banque nordique
- Président de la Chambre de commerce franco-finlandaise (1976-79)
- Directeur général (1979-86)
- Président-directeur général (1986-89) de la Banque internationale pour l'Afrique occidentale

Ses œuvres

- Castlereagh ou le défi à l'Europe de Napoléon (1995)
- Wellington (1998)
- Une passion inachevée. Violet Trefusis (2001)
- Edouard VII, le prince de l'Entente cordiale (2004)

[Les grandes dates de l'Entente cordiale sont sur Kronobase->www.kronobase.org/dates-entente
]

Cela peut vous intéresser