Nous et le reste du monde, de Claude Revel

une chronique de Jean-Louis Chambon
Avec Jean-Louis Chambon
journaliste

Claude Revel, conseillère du Commerce Extérieur de la France, apporte dans ce livre, analysé par Jean-Louis Chambon, président du Prix Turgot, des éléments de réponse pour redonner à la France le pouvoir de se comporter en contributeur actif de la gouvernance mondiale et pour retrouver ses « richesses ».

Émission proposée par : Jean-Louis Chambon
Référence : chr307
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Jean-Louis Chambon

« Le pays des Droits de l’Homme » découvre sans toutefois totalement l’admettre qu’il est en fait à la merci des influences internationales « d’archaïques contre-pouvoirs ne l’aident guère à en prendre conscience ».
Le modèle français, plein de certitudes, donneur de leçons « au reste du Monde » s’est profondément « grippé ».
À partir de ce diagnostic sans concession, Claude Revel éminente spécialiste de l’intelligence économique et conseillère du Commerce Extérieur de la France, brillante auteur, développe une thèse à contre courant des Cassandres et autres déclinologues :
pour l’auteur, rien n’est perdu !

Certes le « Monde nouveau » est arrivé sans que la France intègre cette réalité mais elle garde des atouts indéniables, sa position dans le top ten des nations, son génie, son image….
Aussi en recadrant ses objectifs, en faisant émerger une nouvelle classe de dirigeants plus consciente du jeu et des codes internationaux, notre pays peut même dans cette « nouvelle donne » retrouver une longueur d’avance.
« Dans le bateau qui tangue » chacun a sa part de responsabilités, les élites qui ont sans doute sous-estimé l’interdépendance des états, le poids de l’information et de l’économie de la connaissance, mais aussi nos intellectuels, les patrons et syndicalistes, les médias qui, par leur pensée unique, n’ont guère lutté contre la « culture de nuisances » des contre pouvoirs.

Aussi la première rénovation doit porter sur «l’ infrastructure conceptuelle » : c’est d’abord « en interne » qu’il faut remettre le modèle en route car les faiblesses internes (refus du monde réel et coût des régimes sociaux) et celles de « l’externe » (perte de compétitivité et d’influence) sont étroitement liées.
Place à « l’auto révolution française » : apprendre à convaincre au lieu de décréter, prouver sa capacité plutôt que de se convaincre de sa supériorité, affirmer sa différence sans se mettre à l’écart du Monde et valoriser ses atouts.
« Un souffle de lucidité et d’optimisme » répondant à ce « besoin d’air » plus que jamais nécessaire et servi par une « plume » remarquable

Claude Revel, Nous et le reste du monde, Les vrais atouts de la France dans la Mondialisation, éditions Saint-Simon

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