Rabibocher et Genatsvale

Le dictionnaire subjectif avec deux étudiantes géorgiennes par David Christoffel
Avec David Christoffel
journaliste

Deux géorgiennes évoquent leur apprentissage du français. La première n’a pas trouvé d’équivalent au mot géorgien "Genatsvale". La seconde évoque le dernier mot français qu’elle a appris, "Rabibocher", dans un sens relativement ancien. Une manière amusante de confronter les langues !

Émission proposée par : David Christoffel
Référence : mots527
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Chorena Asthavichvili évoque un mot géorgien intraduisible en français : «genatsvale». Et comme la grammaire est très différente en géorgien : s’il n’a pas de traduction en français, le mot «genatsvale» est difficile à positionner dans une phrase en français. En géorgien, l’ordre des mots n’est pas canonique comme en français, si bien que le statut du mot «genatsvale», la place qu’il pourrait prendre comme emprunt au géorgien dans une phrase française, relève de l’interprétation.

Ana Naskidachvili est également géorgienne et, à l’occasion de la visite d’une institution culturelle, elle a été surprise par un mot qu’elle ne connaissait pas. En regardant dans le dictionnaire, elle a pu s’apercevoir que le mot « rabibocher » est un verbe transitif plutôt familier : synonyme de « rafistoler », de « retaper » ou du plus rare « rapetasser », il s’agit de réparer quelque chose, de le remettre en état d’une manière sommaire ou provisoire. Mais dans le Dictionnaire d’Argot fin-de-siècle publié par Charles Virmaître en 1894, il ne s’agit plus seulement de rabibocher un objet, comme on peut l’employer aujourd’hui, il s’agit plutôt de rabibochage entre personnes : « Quand un ménage est en désaccord et qu’un raccomodage a lieu, il est rabiboché. »

Retrouvez l’intégralité du "dictionnaire subjectif", proposé par David Christoffel,

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