Memona Hintermann, la tête haute

Rencontre avec la grand-reporter, auteur de "Tête haute"

Memona Hintermann a un caractère bien trempé et des idées aiguisées par une enfance très rude à l’île de la Réunion. Parvenue à l’ORTF de la Réunion, puis à France3, par la force d’un travail acharné, elle défend dans son livre, "Tête haute", la méritocratie, et pourfend la discrimination positive. Edifiant.

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Méritocratie, respect de la pluralité religieuse, ascenseur social républicain : Memona Hintermann a bâti sa vie sur ces principes, et les défend dans son dernier livre, Tête haute, paru aux éditions Jean-Claude Lattès.

Aujourd'hui journaliste à France 3, grand-reporter de guerre, Memona Hintermann a connu une enfance dans la pauvreté la plus extrême sur l'Ile de la Réunion, née d'un père musulman et absent, et d'une mère catholique et sans le sou. C'est grâce à l'école, le concours de l'ORTF, et une volonté acharnée, que la jeune fille d'alors se hisse au poste de journaliste, et arrive en France.

«Métis, entourée de frères et sœurs mariés à des hommes et des femmes de toutes les couleurs, elle a longtemps eu l'impression d'entendre les autres parler à sa place : sociologues, experts, leaders d'opinion, accusateurs de l'histoire française... Elle a décidé de raconter son combat, et de s'exprimer sans complexes sur des questions qui minent la France d'aujourd'hui : immigration, racisme, passé colonial. Dans ce récit simple et vivant, fascinant et parfois poignant, les anecdotes souvent savoureuses illustrent une vraie vision d'un modèle d'intégration aux antipodes des discours "différentialistes", à l'heure où le débat sur la citoyenneté se radicalise. Un grand message d'espoir et une bouffée d'air frais !» (Texte de couverture).

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