Décapitées : une enquête (historique) dans l’Italie de la première renaissance

Entretien avec Élisabeth Crouzet-Pavan, correspondante de l’Académie des inscriptions et belles-lettres.

« La première se nommait Agnese Visconti, et elle avait été décapitée en 1391 ; la deuxième, Beatrice di Renda, morte en 1418, la troisième, Parasina Malatesta exécutée, en 1425. Quant à leurs maris, ils comptaient parmi les personnages les plus importants de l’Italie du temps. » Comment expliquer que ces aristocrates de la première Renaissance italienne aient été exécutées par leur mari alors qu’à cette époque l’adultère n’était pas puni de mort ? Pour résoudre cette énigme, Élisabeth Crouzet-Pavan et Jean-Claude Maire Vigueur ont mené l’enquête. Leurs recherches, révélant la dimension politique et symbolique de ces exécutions, jettent un éclairage nouveau sur les tensions institutionnelles, sociales et culturelles qui ont accompagné le passage du Moyen Âge à la Renaissance et sur la condition féminine à cette époque charnière de notre histoire (Décapitées, Éditions Albin Michel, mars 2018).

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