La ville migrante. Marseille-Buenos Aires 1860-1930

Par Thibault Bechini, doctorant en histoire, lauréat d’une bourse Zellidja attribuée par l’Académie française

Au tournant des XIXe et XXe siècles, Marseille et Buenos Aires apparaissent comme deux villes qui se ressemblent. Malgré l’éloignement géographique, les contemporains leur trouvent un air de famille. Thibaut Bechini montre que l’installation de nombreux immigrés italiens dans l’une et l’autre joue un rôle majeur dans l’établissement de traits communs. Les techniques de construction, les manières d’habiter, la culture politique et sociale importées de la péninsule forment des caractéristiques partagées qui viennent prendre place dans un cadre plus large, commun lui aussi, celui de l’essor des grandes villes portuaires mondialisées et de leurs périphéries ouvrières.

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Au tournant des XIXe et XXe siècles, Marseille et Buenos Aires apparaissent comme deux villes qui se ressemblent. Malgré l’éloignement géographique, les contemporains leur trouvent un air de famille. Thibaut Bechini montre que l’installation de nombreux immigrés italiens dans l’une et l’autre joue un rôle majeur dans l’établissement de traits communs. Les techniques de construction, les manières d’habiter, la culture politique et sociale importées de la péninsule forment des caractéristiques partagées qui viennent prendre place dans un cadre plus large, commun lui aussi, celui de l’essor des grandes villes portuaires mondialisées et de leurs périphéries ouvrières.

Image : Hélène de Martonne, « Buenos Aires. Étude de géographie urbaine », Annales de Géographie, vol. 44, n° 249, 1935. Citée par Thibault Bechini, « Buenos Aires (1880-1960). Transferts techniques et culturels », ABE Journal, 7 | 2015.

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