Elle n’appartenait pas au rêve

Par Aurélia Frey, lauréate de la fondation Marquise de Narros Institut de France

De la poésie, de la nature, des fantômes. Tels sont les leitmotivs caractérisant les photographies réalisées par Aurélia Frey au cours de sa résidence à la Colombière en Val-de-Loire, photographies au sein desquelles le dialogue entre l’écriture, la peinture et la photographie occupe une place centrale. A travers les projets Au fantôme dont j’emprunte les pas et Elle n’appartenait pas au rêve, l’artiste travaille respectivement autour du sculpteur Gustave Pimienta et du poète Gérard de Nerval, dont les œuvres ont en commun la réminiscence mystique de la femme aimée devenue fantôme : la marquise de Narros dans un cas, Aurélia dans l’autre. Les nombreuses excursions dans la nature le long de la Loire, sans doute à la manière de Pimienta lorsqu’il résidait à la Colombière avec la Marquise, constituent également une source fondamentale du travail de la photographe. L’œuvre d’Aurélia Frey oscille ainsi, avec finesse, entre le rêve et la réalité, la contemplation de paysages naturels et celle de natures mortes, le silence de la méditation et l’animation des bords de Loire, ou tout simplement entre le jour et la nuit.

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Photo : Twitter d’Aurélia Frey

Pour aller plus loin :
- Site de l’artiste
- Présentation d’Aurélia Frey sur le site de l’association Tourisme et Culture de Chenehutte, Trêve et Cunault
 

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