De l’origine embryonnaire des rayures

Par Nicolas Haupaix, lauréat d’un prix « Grandes avancées françaises en biologie » décerné par l’Académie des sciences et la Fondation Mergier Bourdeix

Pois, taches, rayures… comment les motifs variés qui ornent le pelage ou le plumage des animaux se forment-ils ? Travaillant au sein du Center for Interdisciplinary Research in Biology du Collège de France, Nicolas Haupaix étudie les mécanismes permettant aux cellules de se différencier au cours de leur reproduction pour devenir porteuses de caractéristiques spécifiques à l’âge adulte, comme une coloration. Une approche expérimentale menée à partir d’œufs d’une dizaine d’espèces de gallinacées lui a permis de comparer la formation des rayures jaunes et noires chez les poussins. Elles sont plus ou moins larges d’une espèce à l’autre, mais possèdent toujours une position longitudinale sur le dos de l’animal. Avec son équipe, le biologiste a mis en évidence le rôle du gène agouti et la manière dont l’action de ce dernier est conditionnée par des caractéristiques propres au tissu cutané.

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Stripes vary in width and shape, but not position, in galliforms (« The periodic coloration in birds forms through a prepattern of somite origin », Nicolas Haupaix, Camille Curantz, Richard Bailleul, Samantha Beck, Annie Robic, Marie Manceau, Science, 21 Sep. 2018, fig. 1)

Pour aller plus loin

- Site du « Manceau lab » accueillant les travaux de Nicolas Haupaix au Collège de France

- Article de Nicolas Haupaix et Marie Manceau paru en septembre 2018 dans la revue Science : « The periodic coloration in birds forms through a prepattern of somite origin »

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